Samedi, les pensionnaires du Rocher ont décroché la victoire contre Pully Lausanne en mémoire de leur coach décédé jeudi. Des acclamations, le silence, des chants, le port de lanières jaunes distribuées à l'entrée, nombreuses ont été les manières par lesquelles le public a rendu hommage à Fabrice Rey, l'entraîneur du BBC Nyon décédé jeudi. Les joueurs, eux, ont honoré sa mémoire en jouant, et surtout, en gagnant avec la manière. Sans oublier les accessoires aux couleurs fluos - couleurs que portait souvent leur entraîneur, que chaque basketteur nyonnais arborait: lacets de chaussures, bandeaux, manchettes, jambières.

En préambule de la partie, la présidente du club, Barbara McAllister, a lu une lettre écrite par la famille du coach. S'en est suivie une minute de silence, respectueusement observée par les spectateurs d'une salle du Rocher remplie à ras bord. Des applaudissements prolongés ont conclu cet instant de recueillement, avant que la partie ne se joue, comme l'avaient décidé unanimement les basketteurs la veille.

Sur le parquet, les attaques nyonnaises prenaient de vitesse des jeunes joueurs de Pully Lausanne Foxes Espoirs débordés. Nyon se fabriquait un avantage qui ne cessait de croître durant le premier quart-temps. Soutenant activement son équipe, le public avait l'occasion de s'enflammer sur quelques dunks et autres shoots de grande classe. A la fin du premier partiel, l'avantage des joueurs locaux était de 20 points. Concédant moins de situations de tir aisées durant le deuxième quart- temps, les Lausannois ne laissaient toutefois pas leur adversaire prendre le large. Remise à plus tard, l'irrattrapable distanciation au score était pourtant scellée dix minutes plus tard.

Tous à leur affaire, les Nyonnais faisaient étalage de leur supériorité totale dans le dernier quart-temps, où certains gestes de leur part faisaient se lever les tribunes. Marvin Owens présentait un show personnel, célébrant ses meilleurs paniers le bras et le regard en direction du ciel. L'entier du public se levait pour les dernières secondes de jeu, scandant le prénom de Fabrice Rey. L'image la plus émouvante de cette soirée, peut- être, était celle des deux équipes unies en un rond à la fin du match, se réconfortant mutuellement.

«C'était un gars qui ne pensait qu'à une chose: faire le bien autour de lui. Il s'inquiétait de l'état de tout le monde, croyait en tout le monde, ne baissait jamais les bras. Il partageait la bonne humeur. Il était incroyable!, confiait William Van Rooij à l'issue de la partie. Oui, gagner avec la manière, c'était beau. Jouer, la question ne s'est même pas posée. On était tous d'accord. Ça aurait été un déshonneur à sa mémoire que de ne pas jouer.» Pour sa part, Jeff Dufour soulignait l'importance qu'a eue Fabrice Rey dans sa vie: «Je lui dois tout. Il a commencé à me coacher quand j'avais onze ans. Cette saison, je vais jouer pour lui et lui montrer qu'il a eu raison de croire en moi.» Tout en fluorescence En chimie, une réaction fluorescente est produite par l'absorption de l'énergie des photons de la part d'électrons excités. Traduit en langage basket, ça pourrait donner ça: l'énergie de Pully Lausanne est absorbée par l'activité de l'entier du BBC Nyon, et le résultat de cette transformation donne une victoire pleine de fluorescences. Tout ça en hommage à «Coach Fab».

© La Côte - Elias Baillif

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